Brèves du CFA 2026
rédigées par Anne Jonquières, patient expert de l’AFPRAL
L’immunothérapie allergénique (ITA) : un atout pour limiter l’aggravation des allergies !
Lors du Congrès Francophone de l’Allergologie 2026 à Paris, une session consacrée à l’ITA aux aéroallergènes, comme les pollens ou les acariens, rappelle que c’est actuellement le seul traitement capable de modifier la « marche allergique » et de prévenir l’aggravation des allergies. Ce traitement, souvent appelé désensibilisation, se présente sous la forme de comprimés ou de gouttes à prendre sous la langue pendant une durée moyenne de 3 ans.
Les médecins orateurs ont rappelé ses multiples atouts : diminution voire disparition des symptômes, diminution des traitements et des maladies infectieuses associées aux allergies, et limitation de nouvelles sensibilisations. Plusieurs études montrent également qu’il prévient l’apparition de l’asthme chez de nombreux patients traités pour une rhinite allergique. Et ses bienfaits peuvent persister jusqu’à 8 ans après le traitement d’immunothérapie allergénique !
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Prévention et éducation thérapeutique du patient allergique à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle
Le développement du numérique et de l’intelligence artificielle contribue déjà à un meilleur accompagnement des patients allergiques via le développement d’outils et applications numériques qui permettent un meilleur suivi des patients, de leurs symptômes et de leur traitement. Des jumeaux numériques, déjà utilisés en cancérologie et en cardiologie, pourraient également être développés en allergologie. Les applications concernant l’exposition aux pollens sont déjà nombreuses. Leurs alertes pourraient être encore davantage personnalisées grâce à l’intelligence artificielle, pour prévenir par exemple du risque d’orages polliniques qui font de nombreuses victimes chaque année. Les objets connectés portables se développent rapidement, comme des capteurs respiratoires ou des inhalateurs connectés. Les robots apparaissent également à l’hôpital pour faciliter la prise en charge des enfants ou pour accompagner le patient asthmatique sévère à la maison (robot Joe de Ludocare).
Tous ces progrès doivent cependant inciter à la vigilance, quant à la fiabilité et à l’utilisation des données. Seuls des outils évalués par des médecins devraient finalement être conseillés pour garantir la sécurité des patients.
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